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Bonbons festifs : gourmandise et célébration

Depuis son apparition et sa démocratisation, le bonbon est considéré comme un véritable symbole de plaisir, de fête et de partage. Signe de convivialité, il a été introduit dans de nombreuses festivités et traditions culinaires. Comme on peut le constater, il marque souvent les temps forts de la vie familiale et on le retrouve à l’honneur dans les anniversaires, les mariages, et de nombreux événements. Sa touche de douceur et sa gourmandise en a fait l’hôte et le délice incontournable de nombreuses célébrations traditionnelles. En voici quelques exemples :

Saint-Nicolas et les bonbons

Selon l’histoire, cet évêque de Myre du IVème siècle aurait ressuscité de petits enfants qu’un méchant aubergiste avait mis au saloir. Saint-Nicola est ainsi devenu le Patron des enfants, mais également celui des passeurs d’eau et des bateliers.

Lorsque l’on célébrait le jour de la Saint Nicolas, on s’est ainsi mis à distribuer des bonbons aux enfants sages, comme le faisait l’évêque autrefois. Bien sûr, cette grande fête prend encore bien des formes mais, par tradition, le bonbon festif y est souvent invité et distribué au public lors de parades et défilés joyeux.

Les bonbons d’Halloween

Selon les folkloristes, pendant la fête qui était l’ancêtre d’Halloween, les Celtes avaient l’habitude de laisser des gâteaux ou des pommes en offrande aux morts. Certains déguisements effrayants auraient eu alors pour but d’éloigner les esprits maléfiques et de les demander de se tenir loin des maisons. Dans la tradition américaine de cette fête, cela n’a pas tellement changé à ceci près qu’au fur et à mesure que le temps passa, les pommes et les gâteaux auraient été remplacés par les bonbons.

Quand bien plus tard dans le temps et vers la fin du XIXe, Halloween émergea aux Etats-Unis, le jour fatidique donna d’abord lieu à de nombreux actes de vandalisme. Certaines affaires furent fracassantes et le public américain était en émoi, aussi on jugea préférable de réorienter toutes ces énergies vers des aspects plus pacifiques. Bientôt, dans le courant du XXe siècle, les enfants se mirent à la pratiquer sous la forme qu’on lui connait. Ils faisaient la chasse aux bonbons avec leurs costumes sur le thème de l’horreur et, suivant une tradition, finalement assez récente, ils sonnaient aux portes pour quémander des friandises en mentionnant la formule : « des bonbons ou un sort ! ».

La Sant Medir, fête des bonbons de Barcelone

Tous les ans, à Barcelone, on célèbre publiquement la fête de Sant Medir ou le « festival le plus sucré ». La date de l’événement est fixée à chaque 3 mars. Il est ici question de l’histoire d’un paysan (Médir) et d’un évêque (Sever) qui aurait eu lieu en l’an 303. Le religieux était en train de fuir les Romains pour éviter les persécutions lorsqu’il rencontra Médir qui plantait des haricots.

Avant l’arrivée des Romains, l’évêque raconta au paysan son histoire et lui confia qu’il préférait la mort plutôt que renoncer à sa foi. Il demanda à Médir de répéter ce qu’il venait de lui dire à tous ceux qu’il croiserait. À peine l’évêque passé, les fèves que le paysan venait de planter se mirent à éclore miraculeusement. Il fit donc ce que l’évêque lui avait demandé, mais les persécuteurs ne le crûrent pas. Les Romains le capturèrent, lui et l’évêque, puis les emprisonnèrent et les tuèrent. Médir mourut en martyr et devint, ensuite, Sant Medir ou le patron des paysans.

La fête de Sant Medir est dédiée aux petits et aux grands. Elle se déroule dans les quartiers de Gràcia et Sarrià. A l’occasion de grand événement traditionnel, les cavaliers et meneurs d’attelages jettent des quantités de bonbons dans les rues de la ville. Autrefois, on lançait plutôt des haricots en hommage à Sant Medir, aujourd’hui on jette des bonbons mais personne ne s’en plaint et encore moins les enfants.

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